Ce site utilise des cookies pour permettre de reconnaître un internaute d’une visite à une autre, pour le fonctionnement des boutons de partage sur les réseaux sociaux et la mesure d’audience des pages. Pour en savoir plus, et paramétrer vos cookies.

L’après-cancer : comment mieux vivre une reprise d’activité ?

Depuis 1990, la France connaît une hausse préoccupante des cas de cancers*. Dans le même temps, la science et la médecine progressent : la survie à cinq ans s’améliore pour les cancers fréquents (sein, prostate, côlon et rectum). Et le taux de guérison (aucun signe de rechute décelé pendant cinq ans après le traitement) atteint désormais 60 %**.
On imagine que pour des milliers de malades, cela signifie le retour à la vie normale, la reprise du travail… Mais dans la réalité, c’est plus compliqué. Le cap peut être délicat à passer et quelques conseils peuvent aider.

LE RETOUR À L’EMPLOI APRÈS LE CANCER : DES DIFFICULTÉS RÉELLES

Dans une récente étude sur l’après-cancer, l’Observatoire sociétal des cancers met en évidence le « vécu contrasté des personnes qui en ont été atteintes, même 25 ans après la fin des traitements ». Ainsi, 21 % des anciens patients interrogés connaissent des difficultés dans la poursuite de leurs carrières. L’étude Vican5 publiée en 2018 par l’Inserm dresse un constat similaire, à l’échelle de 4000 participants. Des données montrent que la situation professionnelle se dégrade fortement pour 20 % des 18-54 ans : en emploi au moment du diagnostic, ils ne travaillent plus 5 ans après. 

Ces chiffres nous interrogent sur « l’après-cancer ». Quand le traitement est fini, quand on est en rémission, ou même guéri, est-on pour autant remis ? On voit bien que si certains cancers se traitent avec succès (tel celui de la prostate qui atteint 94 % de guérison**), la victoire sur la maladie ne signifie pas forcément le retour à la normale. Il peut y avoir des séquelles, de la fatigue, un impact sur la qualité de vie physique, plus ou moins important selon le pronostic, la localisation du cancer, la chirurgie, les thérapies…

Et puis, comme l’explique le guide « le retour au travail après un cancer », publié par l’Institut Curie, « il arrive que la maladie change le regard des collègues ». On revient du cancer comme d’un pays lointain, compliqué, dangereux : que s’est-il passé ? Qu’a-t-on vécu, affronté ?

La communauté professionnelle dans laquelle on travaille n’en sait rien. Il peut y avoir des réactions contradictoires, entre ceux qui attendent que « l’ex-malade » soit exactement comme avant, et ceux qui éprouvent en sa présence de la gêne, voire de la peur…
Si vous souhaitez reprendre le travail après un cancer, il est essentiel d’anticiper et de préparer ce retour, côté professionnel comme côté personnel.

PRÉPARER LA REPRISE D’ACTIVITÉ : TROIS CONSEILS ESSENTIELS

  1. Ne pas oublier que la décision vous appartient. Une fois les traitements terminés, vous avez besoin d’un temps de convalescence plus ou moins long. C’est à vous d’en juger, et de le demander au médecin. Vous pouvez avoir envie de retrouver sans trop attendre votre place dans la société et le rythme de la vie active. Vous avez aussi le droit de prendre du temps pour vous. L’important, c’est de sentir quand vous êtes prêt. Ce n’est pas facile de s’écouter, mais c’est indispensable pour ne pas reprendre trop vite, trop tôt.
     
  2. Demander de l’aide et de l’accompagnement. Il est recommandé de s’entourer avant et pendant la reprise d’activité. Le maintien d’un contact avec un.e collègue de confiance est par exemple une bonne idée pour vous tenir informé des évolutions de votre milieu professionnel. Pensez aussi à demander la visite de pré-reprise (qui s’impose pour les arrêts de plus de trois mois). Cette visite est un examen médical réalisé par le médecin du travail, pour vous aider à reprendre votre emploi dans des conditions adaptées à votre état de santé et vos capacités. Le médecin du travail pourra préconiser des aménagements ou adaptations du poste et du temps de travail, une formation pour faciliter une réorientation professionnelle, etc. Pour un temps partiel thérapeutique, c’est à voir avec votre médecin traitant.
    Autres interlocuteurs utiles : les assistantes sociales de l’Assurance maladie ou de votre lieu de soins vous informent sur vos droits et facilitent vos démarches.
    Et puis, bien sûr, il y a votre entreprise, votre employeur, votre manager, le service ressources humaines… Ils doivent être à vos côtés, dans le dialogue, pour préparer votre reprise et proposer des solutions selon votre situation : information, action d’accompagnement, bilan de compétences, formation, essai encadré… L’aménagement des conditions de travail est fréquent après un cancer. Près des deux-tiers des personnes en emploi au moment du diagnostic en ont bénéficié dans les 5 années suivantes, selon l’étude Vican5.
     
  3. Accepter que tout peut changer. L’Observatoire sociétal des cancers a montré que la maladie avait « forcé » ou « permis » un nouveau départ dans la vie, pour près de la moitié des personnes ayant eu un cancer ces 25 dernières années. Une part d’anciens cancéreux redéfinissent les priorités de leur existence, une fois guéris. Et cela touche leur situation professionnelle. La remise en question est plus ou moins forte selon l’âge, la nature de l’emploi ou les responsabilités exercées. On peut être amené à souhaiter un poste moins exposé, demander des fonctions plus valorisantes, changer de missions, d’équipe, ou même de métier.

LA QUALITÉ DE VIE APRÈS LE CANCER : TROIS CONSEILS CÔTÉ PERSO

  1. Faire de l’exercice. Des dizaines d’études scientifiques ont montré les effets positifs de l’activité physique, pendant et après le cancer, sur la qualité de vie, la fatigue, l’image de soi, la douleur, la tolérance aux traitements, la survie et le risque de récidive. C’est particulièrement le cas pour l’activité physique dirigée, dans un programme associant pratique régulière et efforts progressifs. Ces travaux ont validé l’intérêt de l’Activité physique adaptée (APA), conçue pour améliorer la santé et la qualité de vie de personnes vieillissantes, en situation de handicap ou atteintes d’affections longue durée. Désormais prescrites par les médecins, l’APA est dispensée par des associations telles que Siel Bleu, qui propose des programmes individualisés et collectifs.
     
  2. S’offrir une transition. Après le cancer, le besoin est grand de souffler, de se reconstruire, refaire connaissance avec soi-même, reconquérir sa qualité de vie. Cela peut passer par de multiples voies dans le prolongement des soins de support : le suivi d’un psychologue, l’hypnose, la nutrition, des techniques de relaxation (sophrologie, méditation…), l’intervention d’une socio-esthéticienne… Il existe aussi des séjours réparateurs (cures, thalasso, maisons de répit…), avec des possibilités de prise en charge. C’est le cas par exemple de la Maison de la vie, un programme de séjours conçus pour offrir aux personnes en rémission du cancer un véritable sas de décompression. Chaque séjour se déroule sur 5 belles journées loin du quotidien, à la campagne, à la mer, entre lac et forêt, au cœur de volcans. En petit comité (10 personnes), les participants profitent de nombreuses activités pour se faire du bien, prendre soin d’eux, échanger leurs ressentis… Et repartir du bon pied. Soutenus par KLESIA, les séjours Maison de la vie sont intégralement pris en charge (hors transports) par l’Action sociale, pour nos clients en retraite complémentaire.
     
  3. Comprendre ce que l’on a appris de la maladie. « Un combat », « une expérience », une épreuve », une « parenthèse douloureuse », « un voyage au bout de soi »… Chacun ses mots pour les maux vécus. De la même façon qu’il n’y a pas un, mais de multiples types de cancers et de tumeurs, il n’y a pas un seul chemin pour en sortir. Sur ces chemins, nombre d’anciens patients disent avoir appris quelque chose qui les a aidé à dépasser le cancer. Cela peut-être la patience, la révolte, le lâcher-prise, l’optimisme, l’engagement… Ou même, tout simplement, le goût de la vie.

*Source Santé publique France/INCa
**Source INCa

Remerciements à Sébastien Goua, responsable innovation de Siel Bleu, pour son aide dans la préparation de ce dossier.

KLESIA soutient la recherche contre le cancer

Partenaire privilégié pour la protection sociale de la branche des hôtels, cafés et restaurants, le Groupe KLESIA s’est associé à une convention de mécénat initiée par cette branche, et conclue début 2018 au bénéfice de l’Institut Gustave Roussy. La branche HCR met ainsi 4,5 millions d’euros à la disposition du 1er centre européen de lutte contre le cancer, sur une période de trois ans. Cette convention s’inscrit dans une vaste campagne de levée de fonds,  Guérir le cancer au 21e siècle, animée par la Fondation de recherche Gustave Roussy, et dans laquelle notre Groupe prend une part active.

Découvrez la Maison de la Vie qui accueille les personnes en rémission après un cancer

>